Histoire

 

 

Un peu d’histoire…

 

Cormeilles existe très certainement depuis très longtemps, son nom Curmiliaca nous indique une présence romaine, sans doute sous la forme d’une tour d’observation située vraisemblablement du côté du Mont Mirel (mirel : origine mirare : admirer, surveiller).

 

Ce type de tour d’observation était fréquent sur les voies romaines. Celle qui nous concerne (Rue de Pont-Audemer) reliait LISIEUX (Noviomagus Lexoviorum) à LILLEBONNE (Juliobona) qui était à cette époque un port d’embarquement important des légions romaines vers la Grande Bretagne.

 

A cette époque, notre village était surtout un grand marais.

 

Cormeilles prend beaucoup d’importance au 11e siècle, en effet, le seigneur de Cormeilles, Guillaume Fitz Osbern,(https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Fitz_Osbern), Fils d’Osbern de Crepon, lui-même un personnage important de la Normandie et descendant de Viking, prend part au côté de Guillaume le Bâtard (futur Guillaume le Conquérant) à la conquête de l’Angleterre.La ville fournira 60 bateaux ce qui est loin d’être négligeable.

Le Seigneur de Cormeilles jouera un rôle important dans cette conquête, notamment pour emporter la décision d’envahir l’Angleterre à un moment où de nombreux barons normands hésitaient à suivre le Conquérant dans cette aventure périlleuse.

En récompense, Fitz Osbern recevra une partie du Pays de Galles (où il construira un château fort en pierre, considéré par beaucoup d’historiens comme le premier en pierre sur le continent européen). Nous fêtons cette année les 950 ans de son existence.Cette ville galloise, c’est Cheptow, ville jumelée avec Cormeilles depuis plus de 40 ans.

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C’est à cette époque que sera construite la partie la plus ancienne de l’église de notre village (XIe siècle).

Guillaume Fitz Osbern fera construire également une abbaye importante qui sera démolie peu avant la révolution française. Il reste aujourd’hui le pigeonnier, le manoir des abbés et une partie du mur d’enceinte (situés sur le territoire de Saint-Pierre-de-Cormeilles).

 

Cette proximité entre le Duc de Normandie et le Seigneur de Cormeilles octroiera des privilèges nombreux à la ville. Le titre notamment de « Haute Baronnie de Justice » et le privilège de fixer soi-même les impôts que l’on souhaite payer (privilège disparu à ce jour…).

De ce fait, un tribunal de justice et une prison figuraient en bonne place du côté de l’actuelle mairie. Ces privilèges nombreux ne plairont pas vraiment aux révolutionnaires de 1789 et lors du redécoupage des futures communes, on réduira Cormeilles à sa plus simple expression, ceci expliquant que pratiquement par toutes les sorties de Cormeilles, vous êtes immédiatement sur le territoire de nos voisins.

 

 

Plus près de nous, un autre épisode de l’histoire nous explique qu’en 1904 (1 an avant la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat), le Conseil de Fabrique (pendant religieux du conseil municipal) existant en parallèle de ce même conseil, pris la décision de commander un orgue pour l’église à l’un des facteurs d’orgues les plus célèbres de notre pays, Cavaillé COLL (https://fr.wikipedia.org/wiki/Aristide_Cavail°l%C3%A9-Coll), orgue achevé par son élève Olivier MUTIN. Cette folie financière permettait ainsi au Conseil de Fabrique de ne rien céder directement de son trésor de guerre au conseil municipal laïque…

De nos jours, tout le monde profite de ce magnifique instrument restauré en 2004 pour ses 100 ans.

Description de cette image, également commentée ci-après

 

Cormeilles a de tout temps brillé par la qualité de ses marchés et commerces. Le plus connu et réputé est très certainement le marché au beurre. Sachez qu’il a été servi en exclusivité sur le paquebot Normandie, mais également sur le France, même s’il avait perdu son exclusivité.

 

 

Cormeilles fut également l’une des premières villes de Normandie par l’importance de ses mégisseries (traitement des peaux d’animaux de petites tailles), ces artisans profitant dès le Moyen-Age du creusement d’un bras usinier permet cette activité mais également l’alimentation en eau du centre ville.

 

 

 

Comment ne pas évoquer, Monsieur Augustin Hébert, (https://fr.wikipedia.org/wiki/Augustin_Hébert), Ingénieur hydro-électricien ayant permis à Cormeilles d’être la deuxième ville de France (après Saint-Philbert-Sur-Risle) a voir ses rues éclairées par la fée électricité.

 

 

 

 

Mais également Albert Demangeon (1), né à Cormeilles et considéré par tous comme le père de la géographie moderne.

Vos parents ont certainement appris la géographie de notre monde grâce à ce Cormeillais.

 

(1) Voir lien avec wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Demangeon